« Souvenirs diaboliques »- Partie 2

Juin 21 • Actualités, Nouvelles • 510 vues • Aucun commentaire sur « Souvenirs diaboliques »- Partie 2

Des gens lui obéissaient. Mais quel était cet être étrange ? Qui put le dire ? Je ne distinguais point ses formes, juste une masse sombre aux courbes humains. Etait-ce un homme, une femme ? Je n’aperçus qu’une sorte de vêtement large, sombre. Cette créature… J’étais sûr de ce que mes yeux avaient observé, mais mon esprit me disait que tout cela était le fruit de mon imagination. Je me disais que ma vie n’avait tellement pas de sens , que j’inventais inconsciemment des choses. Mais ils étaient là. Ils lui obéissaient bel et bien. Elle me cherchait, j’en étais sûr. Elle leur disait des choses qui semblaient incohérentes à leurs yeux. Pourquoi la comprenais-je parfaitement ? Elle voulait celui qui n’avait pas obéi. Ils lui ramenaient des hommes et des femmes, ceux dont elle ne voulait guère. Un par un, elle leur tordait le cou de sa force surpuissante. Ce qu’elle voulait trouver, c’était une personne capable de penser, dotée de réflexion, une personne comme on n’en voyait plus. Elle répétait sans cesse que c’était celui qui s’était révolté. Contre elle ? C’est ce que j’avais pensé.
Impossible, n’est-ce pas ? Mon imagination me jouait des tours, je ne voyais pas d’autre explication. Je commençais vraiment à perdre la tête. Et vous allez devenir fou. Comme moi. Je le sais. Je le sens.
Je vivais dans un monde où on espérait que vous accepteriez les règles et que vous les respecteriez, mais la vérité est que je ne les respectais pas et que je ne les respecterai jamais. Je les appliquais car j’y étais contraint. Je voyais cet être tous les soirs. Toutes les nuits, aussi bien dans la réalité que dans mon esprit. Elle semblait vouloir s’approcher de moi, je craignais qu’elle ne veuille m’utiliser à des fins que je devais encore découvrir.
Cette nuit-là, je décidai de briser une des règles de morale de cette société : le meurtre. Il fallait que je la tue. Je ne pouvais pas vivre en sachant qu’une espèce de créature me cherchait. Comment allais-je m’y prendre ? Je n’en savais rien. Allais-je y arriver ? J’avais peu d’espoir, mais il fallait que j’essaie.
J’avais décidé de suivre cette chose dont je n’avais jamais aperçu le visage. Cette poursuite me mena à un endroit terrible, effrayant. Il faisait noir, très noir. Presqu’aucune lumière n’y pénetrait. Je voyais aussi de jeunes gens, pareillement habillés qu’elle. On aurait dit une espèce de secte. C’était fort probable après tout.
Je marchai ce qu’il me semblait être des heures dans ce lieu de perdition. Mes forces me lâchaient et je tombai finalement à plat ventre sur le sol humide. Je n’avais pas une très bonne notion du temps dans cet endroit, mais je pense que j’ai perdu connaissance pendant bien trop longtemps.
Je me réveillai dans une chambre tout aussi obscure que le reste de l’étrange résidence. Quand je décidai de me lever, une femme fit irruption dans la chambre. C’était elle. Sans aucun doute. Elle avait tout programmé. Elle savait que je la suivais. En fait, elle n’attendais que cela. Lorsque j’aperçus enfin son visage, je remarquai qu’elle était d’une beauté à vous couper le souffle. La plus belle femme que l’on ait vu. Une vraie déesse. Même dans le noir total, j’aperçevais son extraordinaire beauté. Son nom était Astartée; j’avais entendu un homme l’appeler. Je tombai tout de suite sous le charme. C’était d’ailleurs vraisemblablement un charme. Je ne savais comment elle faisait cela, mais j’étais conscient que j’étais sous son emprise. L’envie de la tuer me passa. Je suis d’habitude une personne très saine d’esprit, sachez-le.

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